Population: 9,1 millions (2026)
Capitale: Berne
Langue(s) officielle(s): allemand, français, italien, romanche
Monnaie: franc suisse (CHF)
UE / EEE: hors UE et EEE – accord de libre circulation avec l’UE
Taux de chômage (15-74 ans): 4,9 % (2025 ; UE : 6,0 %)
Chômage des jeunes (15-24 ans): 8,8 % (2025 ; UE : 15,2 %)
Taux d’emploi (20-64 ans): 82,4 % (2025 ; UE : 76,1 %)
Salaire minimum légal: aucun au niveau national – salaires minimums cantonaux à Bâle-Ville, Genève, dans le Jura, à Neuchâtel et au Tessin (Genève : 24,59 CHF de l’heure, 2026)
Service public de l’emploi: ORP/RAV (offices régionaux de placement) –
arbeit.swiss Libre circulation pour les citoyens de l’UE/AELE, un chômage de 4,9 % (UE : 6,0 %) et une durée maximale légale de 45–50 heures de travail par semaine. Il n’y a pas de salaire minimum national, mais cinq cantons en ont un – à Genève, 24,59 CHF de l’heure en 2026. Découvre où chercher un emploi, comment postuler et quelles démarches de permis et d’enregistrement tu dois faire.
La Suisse compte 9,1 millions d’habitants et un taux d’emploi nettement supérieur à la moyenne de l’UE : 82,4 % des 20–64 ans ont un emploi (UE : 76,1 %).
Le chômage a un peu augmenté – de 4,1 % en 2022 à 4,9 % en 2025 – mais il reste inférieur à la moyenne de l’UE (6,0 %). Le chômage des jeunes (15–24 ans) est de 8,8 %, bien en dessous du taux de l’UE (15,2 %).
La Suisse ne fait partie ni de l’UE ni de l’EEE, mais un accord de libre circulation donne aux citoyens de l’UE/AELE le droit d’y vivre et d’y travailler. Il te faut quand même un titre de séjour délivré par le canton (ou, pour les emplois de courte durée, une annonce faite par ton employeur). La langue de travail dépend de la région : allemand (parlé par plus de 60 % de la population), français ou italien.
Citoyens croates : aucun contingent ne s’applique en 2026, et la libre circulation complète commence le 1er janvier 2027.
Les employeurs suisses recrutent : au deuxième trimestre 2026, les entreprises ont déclaré 98 700 postes vacants, et 33,9 % d’entre elles ont dit avoir du mal à recruter du personnel qualifié (Office fédéral de la statistique). Les postes vacants dans l’industrie et la construction ont augmenté de 21,8 % en un an, tandis que ceux des services ont baissé de 2,4 %.
Le portail PME du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), sur la base du Swiss Job Market Index (Adecco et Université de Zurich), indique la plus forte hausse des offres d’emploi au deuxième trimestre 2026 pour :
- les professions de santé de niveau universitaire – médecins, infirmiers, pharmaciens (+17 %),
- l’artisanat et l’industrie (+12 %),
- les emplois de bureau (+9 %),
- les informaticiens (+6 %).
Là où la concurrence est plus forte : pour les métiers dont le taux de chômage atteint 5 % ou plus, les employeurs doivent d’abord annoncer leurs postes vacants au service public de l’emploi, et les demandeurs d’emploi inscrits auprès d’un office régional de placement (ORP/RAV) ont une longueur d’avance. En 2026, c’est le cas par exemple pour le personnel de nettoyage et auxiliaire, les cuisiniers et les ouvriers non qualifiés du bâtiment.
En Suisse, la plupart des offres d’emploi sont publiées en ligne ; les journaux ont aussi des suppléments emploi. Commence par :
- Job-Room – la plateforme d’emploi du service public de l’emploi, gérée par le SECO ; les employeurs doivent y publier en premier les postes dans les métiers à fort taux de chômage,
- EURES – le portail européen de l’emploi ; les conseillers EURES de ton pays d’origine peuvent t’aider à préparer ton départ,
- jobs.admin.ch – les offres d’emploi de l’administration fédérale suisse.
Si tu vis déjà en Suisse et que tu cherches du travail, tu peux t’inscrire auprès de ton office régional de placement (RAV/ORP/URC). Les agences de placement privées sont une autre voie courante.
Pour des conseils pas à pas sur la recherche d’emploi, le CV et l’entretien en Europe, consulte notre guide Trouver un emploi à l’étranger – 10 guides pratiques.
Une candidature suisse typique comprend :
- une lettre de motivation tapée à l’ordinateur – une page A4 au maximum ; termine-la en proposant un entretien personnel,
- un CV de deux pages au maximum, avec photo ; mets en avant tes compétences en langues et en informatique,
- des copies de tes diplômes et de tes certificats de travail (références de tes anciens employeurs) – les employeurs suisses y accordent beaucoup d’importance.
Les outils Europass peuvent t’aider à préparer un CV et une lettre de motivation clairs.
Diplômes : pour exercer certaines professions en Suisse, il te faut une reconnaissance de ta qualification. L’organisme compétent dépend de ta profession – le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) explique la procédure sur sa page consacrée à la reconnaissance des diplômes étrangers.
- Pas de salaire minimum national. Cinq cantons ont le leur : Bâle-Ville, Genève, Jura, Neuchâtel et Tessin. À Genève, il est de 24,59 CHF de l’heure en 2026 (18,07 CHF dans l’agriculture et la floriculture). Ailleurs, le salaire minimum peut être fixé dans une convention collective de travail (CCT/GAV) négociée entre syndicats et employeurs.
- Niveau des salaires : le salaire médian brut était de 7 024 CHF en 2024 – mais le coût de la vie compte aussi parmi les plus élevés au monde.
- Temps de travail : la durée maximale légale est de 45 heures par semaine dans l’industrie, les bureaux, les emplois techniques et les grands commerces de détail, et de 50 heures dans les autres emplois.
- Pauses et repos : au moins 15 minutes si tu travailles plus de 5½ heures, 30 minutes au-delà de 7 heures et 1 heure au-delà de 9 heures. Entre deux journées de travail, tu as droit à au moins 11 heures de repos.
- Les heures supplémentaires sont payées avec un supplément d’au moins 25 % ou compensées par du temps libre. Un contrat écrit peut exclure le paiement des heures au-delà de ton horaire contractuel – mais jamais celui des heures au-delà de la durée maximale légale par semaine.
- Vacances : au moins 4 semaines de vacances payées par an, 5 semaines si tu as moins de 20 ans. Au moins deux semaines doivent être prises d’affilée.
- Contrat : un contrat écrit est recommandé – demande-le.
Les étudiants de l’UE/AELE relèvent des règles de libre circulation, comme les autres travailleurs de l’UE/AELE. Pour un emploi de trois mois au maximum (90 jours de travail par an), ton employeur fait simplement une annonce en ligne auprès des autorités ; pour un emploi plus long, il te faut un titre de séjour délivré par le canton.
Les stages en Suisse sont des contrats à durée déterminée, généralement de courte durée. Les étudiants de moins de 20 ans ont droit à 5 semaines de vacances payées par an, les autres à 4 semaines.
Les étudiants hors UE/AELE inscrits dans une haute école suisse peuvent travailler au plus tôt six mois après le début de leurs études et au maximum 15 heures par semaine en dehors des vacances. La haute école doit confirmer que l’emploi ne retardera pas tes études, et ton employeur doit demander l’autorisation.
Tu penses d’abord y faire tes études ? Lis Étudier en Suisse – infos pratiques.
- Emplois de courte durée : si tu travailles pour un employeur suisse jusqu’à trois mois (90 jours de travail) par an, tu n’as pas besoin de permis – ton employeur doit annoncer l’emploi en ligne au plus tard la veille de ton premier jour.
- Déclare-toi auprès de ta commune dans les 14 jours suivant ton arrivée et avant de commencer à travailler. C’est aussi là que tu demandes ton titre de séjour : un permis L pour un contrat de moins de 12 mois, un permis B (valable cinq ans) pour 12 mois ou plus. Si tu vis à l’étranger et que tu rentres chez toi au moins une fois par semaine, tu reçois un permis de frontalier (permis G).
- Tu cherches du travail sur place ? Tu peux rester jusqu’à 6 mois ; pendant les 3 premiers mois, tu n’as pas besoin de permis.
- L’assurance maladie est obligatoire – souscris-la au plus tard 3 mois après ton arrivée ou le début de ton emploi.
- Les cotisations sociales (AVS, AI, APG, AC et LPP – assurance vieillesse, invalidité, perte de gain, chômage et prévoyance professionnelle) sont prélevées sur ton salaire dès qu’il dépasse les seuils légaux.
- Impôts : sauf si tu as un permis C, ton impôt sur le revenu est retenu à la source – ton employeur le verse directement à l’administration fiscale.
Des questions sur tes droits ? La FAQ du SEM sur la libre circulation répond aux plus fréquentes, et les conseillers EURES de ton pays d’origine peuvent t’aider.
La Suisse ne fait pas partie de l’UE : il n’y a donc pas de carte bleue européenne ici. Pour les personnes hors UE/AELE, l’accès au marché du travail suisse est limité :
- Seuls les travailleurs qualifiés sont admis – cadres, spécialistes ou diplômés d’une haute école, généralement avec plusieurs années d’expérience professionnelle.
- Les permis sont soumis à des contingents annuels, et ton employeur doit montrer que ton embauche sert l’intérêt économique de la Suisse et qu’aucune personne adaptée n’a pu être trouvée en Suisse ou dans l’UE/AELE.
- Les diplômés des hautes écoles suisses ont six mois après la fin de leurs études pour chercher un emploi qui correspond à leur qualification. Si l’emploi présente un intérêt scientifique ou économique prépondérant, ils peuvent être admis sans la règle de priorité accordée aux travailleurs suisses et de l’UE/AELE.
Les détails se trouvent sur le site du Secrétariat d’État aux migrations : sem.admin.ch, et sur le portail fédéral ch.ch.
- Eurostat – population au 1er janvier (en anglais), chômage par âge (en anglais), taux d’emploi (en anglais) (données 2025 et 2026),
- EURES – Conditions de vie et de travail : Suisse,
- Secrétariat d’État aux migrations (SEM) – FAQ sur la libre circulation (en anglais), procédure d’annonce pour les emplois de courte durée (en anglais), FAQ sur le travail (étudiants, diplômés) (en anglais),
- Département fédéral de justice et police – libre circulation avec la Croatie en 2026,
- ch.ch – travailler en Suisse en tant qu’étranger (en anglais),
- SECO – temps de travail et vacances (en anglais), pauses et temps de repos, FAQ sur les heures supplémentaires, demande par groupe professionnel,
- arbeit.swiss – service public de l’emploi (en anglais), obligation d’annoncer les postes vacants 2026 (en anglais),
- Office fédéral de la statistique – indicateurs de l’emploi, 2e trimestre 2026,
- Canton de Genève – salaire minimum 2026,
- SEFRI – reconnaissance des diplômes étrangers (en anglais),
- DFAE – les langues de la Suisse (en anglais).
Mise à jour : octobre 2026.